Les entreprises peinent à justifier le retour sur investissement de l'IA
- 01Les entreprises réduisent leurs dépenses en IA après avoir constaté des budgets épuisés rapidement.
- 02Des géants comme Uber, Meta ou des startups ont coupé des outils ou des initiatives liées à l'IA.
- 03Les investisseurs, dont NEA, soulignent l'absence de modèles économiques clairs pour justifier l'IA.

L’euphorie autour de l’IA générative, marquée par le tokenmaxxing — une stratégie poussant à exploiter l’IA à son maximum sans toujours évaluer les coûts — semble marquer un tournant. Des entreprises comme Uber, Meta ou des startups ont rapidement constaté que leurs budgets dédiés à l’IA étaient épuisés en quelques mois, voire réduits par des coupes budgétaires ciblées. Par exemple, certaines ont supprimé des licences à des outils comme Claude pour certaines équipes, tandis que Meta a abandonné son classement interne de performance pour l’IA.
Cette situation reflète une prise de conscience plus large : les modèles économiques autour de l’IA restent flous pour de nombreuses organisations. Les investisseurs, comme le fonds NEA, soulignent l’absence de retour sur investissement tangible, malgré les promesses initiales. Tiffany Luck, partenaire chez NEA, indique que les entreprises peinent encore à identifier des cas d’usage concrets où l’IA génère une valeur mesurable, au-delà de simples expérimentations.