- 01Midjourney conteste en justice une limitation ordonnée par le juge sur la divulgation des pratiques IA des studios, exigeant l'accès à tous les documents relatifs à leur usage de l'IA générative.
- 02Le startup argue que les studios pourraient eux-mêmes entraîner des modèles d'IA sur du contenu protégé pour un usage interne, ce qui démontrerait que cette pratique est courante dans l'industrie.
- 03Disney, Universal et Warner Bros. poursuivent Midjourney pour copyright, affirmant que ses modèles génèrent des images de personnages protégés sans autorisation.

Dans un dossier de copyright opposant Midjourney à Disney, Universal et Warner Bros., le startup d'IA cherche à contraindre les studios à divulguer l'intégralité de leurs pratiques en matière d'IA générative, au-delà des seuls contenus destinés aux consommateurs.
Les trois studios ont poursuivi Midjourney pour violation de droits d'auteur, affirmant que ses modèles de génération d'images pouvaient créer des représentations de personnages protégés comme Bart Simpson ou Dark Vador. Midjourney invoque la doctrine du fair use pour justifier l'entraînement de ses modèles sur des images protégeables. Un juge avait précédemment ordonné aux studios de produire des documents sur leur usage de l'IA générative, mais uniquement pour les contenus « destinés aux consommateurs ».
Dans son dernier dossier, Midjourney conteste cette limitation, arguant qu'elle permet aux studios de « sélectionner uniquement les documents soutenant leurs réclamations en matière de préjudice commercial » tout en retenant ceux qui appuieraient sa défense. Le startup affirme que les documents dissimulés révèleraient si les studios développent eux-mêmes des modèles de génération d'images pour un usage interne — par exemple pour la création de storyboards ou l'idéation de contenus — ce qui constituerait une pratique courante dans l'industrie d'entraîner l'IA sur du contenu protégé non autorisé.
Midjourney demande également que les studios divulguent tous les prompts qu'ils ont utilisés sur sa plateforme et les images générées, pas seulement ceux ayant produit des contenus potentiellement contrefaisants. L'avocat des studios, David Singer, a qualifié cette demande de « pêche aux informations », tout en précisant que les studios ne cherchent pas à arrêter la technologie de l'IA mais simplement à empêcher Midjourney de reproduire et distribuer leurs films, séries et personnages sans autorisation.
Articles liés

MidJourney rachète l'application d'astrologie Co-Star pour diversifier ses activités
MidJourney diversifie ses activités en rachetant Co-Star, une application d'astrologie utilisant l'IA et des données astronomiques.

Midjourney lance un scanner médical par IA controversé
Décryptage des promesses et limites d’un projet médical ambitieux issu d’un générateur d’images.

Midjourney lance un scanner médical à ultrasons pour des examens corporels complets
Midjourney, connu pour ses générateurs d'images IA, dévoile son premier produit matériel : un scanner médical à ultrasons capable de réaliser des examens corporels complets. L'outil utilise un anneau de capteurs pour capturer des coupes verticales du corps, marquant une diversification stratégique hors du domaine artistique.