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Des éditeurs et auteurs attaquent Google pour entraînement de Gemini avec leurs œuvres

mardi 14 juillet 202618:332 min de lecture1 source citée
L'essentiel — 3 points
  • 01Un groupe d’éditeurs et d’auteurs accuse Google d’avoir utilisé leurs œuvres protégées pour entraîner son IA Gemini sans permission.
  • 02Les plaignants dénoncent la suppression ou modification des mentions de copyright pour dissimuler l’origine des données d’entraînement.
  • 03Cette action s’ajoute à une série de poursuites contre les entreprises d’IA, avec des décisions judiciaires contradictoires sur la notion de fair use.
Des éditeurs et auteurs attaquent Google pour entraînement de Gemini avec leurs œuvres

Un collectif d’éditeurs et d’auteurs, incluant Hachette, Cengage, Elsevier, Scott Turow et S.C.R.I.B.E., a déposé une action collective contre Google. L’entreprise est accusée d’avoir utilisé leurs œuvres protégées par le droit d’auteur pour entraîner son modèle d’IA Gemini sans autorisation préalable.

Les plaignants allèguent que Google a sciemment supprimé ou modifié les informations de copyright sur ces œuvres afin de masquer le fait que Gemini ait été entraîné sur des contenus piratés. Le recours juridique précise que l’entreprise a exploité des copies de livres issus de programmes comme Google Books ou Google Play, alors que ces plateformes ne permettaient pas une telle utilisation pour l’entraînement d’IA. Les œuvres concernées incluent des livres sous copyright fournis à Google uniquement pour les rendre indexables via des extraits et des métadonnées, sans accès au texte intégral.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de multiplication des poursuites contre les géants de l’IA pour utilisation non autorisée de contenus protégés. Plusieurs décisions judiciaires récentes en Californie ont statué en faveur des entreprises d’IA, estimant que l’entraînement sur des œuvres protégées relève du fair use selon une loi américaine non mise à jour depuis l’ère pré-internet. Cependant, le jugement dans cette affaire new-yorkaise pourrait apporter une perspective différente, les critères juridiques variant selon les juridictions. Par ailleurs, Anthropic a déjà été condamnée à une amende de 1,5 milliard de dollars pour avoir entraîné ses modèles sur des œuvres piratées, bien que de nombreux auteurs aient refusé le règlement proposé pour poursuivre leurs propres actions en justice.

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Sources citées