- 01Le DOJ enquête sur a16z pour des conflits d'intérêts liés à des sièges au conseil de Databricks et Fivetran, devenus concurrents.
- 02L'enquête s'appuie sur une loi antitrust de 1914, rarement utilisée contre les fonds de capital-risque.
- 03Les fonds de VC pourraient devoir adapter leurs pratiques de gouvernance face à cette surveillance accrue.

Le Department of Justice (DOJ) américain enquête sur Andreessen Horowitz (a16z) pour des conflits d'intérêts potentiels liés à la présence de deux de ses partenaires au conseil d'administration de sociétés en compétition directe.
L'enquête porte sur la situation où Ben Horowitz siège au conseil de Databricks et Martin Casado au conseil de Fivetran, deux entreprises dont les activités se chevauchent désormais. Bien que ces sociétés n'aient pas été concurrentes lors de l'investissement initial d'a16z, leur expansion respective dans des marchés similaires a attiré l'attention des autorités. Le DOJ s'appuie sur une loi antitrust de 1914, rarement appliquée aux fonds de capital-risque, pour examiner si ces conflits de gouvernance ont pu fausser la concurrence entre les entreprises soutenues par le même fonds.
Cette enquête soulève une question centrale pour les fonds de capital-risque : comment gérer les sièges au conseil d'administration lorsque les frontières entre les entreprises du portefeuille évoluent ? Les conflits d'intérêts liés aux participations croisées ne sont pas nouveaux, mais leur impact devient plus critique à mesure que les startups diversifient leurs activités. Le DOJ pourrait remettre en cause les pratiques actuelles de gouvernance dans le secteur, notamment en matière de transparence et de gestion des intérêts entre entreprises concurrentes.
Les implications pour a16z et l'industrie du VC restent incertaines, mais cette enquête pourrait inciter les fonds à revoir leurs politiques de nomination aux conseils d'administration et à renforcer les garde-fous contre les conflits d'intérêts.
