- 01AIR, startup israélienne spécialisée en cybersécurité, lève 50 M$ pour auditer les agents IA et leurs extensions en entreprise.
- 02La plateforme identifie les agents IA actifs, vérifie en continu leurs composants logiciels et bloque les accès non conformes aux critères de sécurité.
- 03Les fondateurs, issus de l’Unit 8200, comparent ce risque à celui des pilotes non signés des années 2000, soulignant l’absence de mécanismes de validation pour les extensions des agents IA.

La startup israélienne AIR lève 50 millions de dollars pour proposer une plateforme de sécurisation des agents IA internes et de leurs composants logiciels.
AIR sort de l’ombre avec une levée de fonds en deux temps totalisant 50 millions de dollars, visant à commercialiser une solution de supervision des agents IA déployés en entreprise. Fondée par Yair Saban (CEO) et Niv Hoffman (CTO), anciens du corps d’intelligence cyberoffensive Unit 8200 en Israël, la startup propose un outil capable d’identifier les agents IA actifs dans les systèmes d’une organisation, de vérifier en continu les skills, outils et composants utilisés par ces agents, et d’en bloquer l’accès aux ressources ou sources externes ne répondant pas à des critères de sécurité prédéfinis. AIR met également à disposition un marché d’extensions et de skills pré-vérifiées pour les agents IA.
Les deux tours de table ont été bouclés à quelques semaines d’intervalle, selon les déclarations de Saban à TechCrunch : un premier tour de 10 millions de dollars mené par Sequoia, suivi d’un second de 40 millions de dollars piloté par Greenoaks. D’autres investisseurs, dont Swish, Netz, Zach Frankel (président de Cognition), Yinon Costica (cofondateur de Wiz), Ofir Erlich (cofondateur d’Eon), Anne Neuberger, Omer Adam, Varun Anand (cofondateur de Clay) et d’autres business angels, ont participé aux levées.
L’argument central d’AIR repose sur une analogie avec l’évolution des systèmes d’exploitation : les agents IA, de plus en plus autonomes, s’appuient sur des plugins, skills ou MCP servers dont l’intégration n’est pas encadrée par des mécanismes de validation comparables à ceux appliqués aux pilotes système ou aux applications classiques. « Dans les années 2000, un pilote non signé pouvait charger du code dans le noyau sans contrôle. Aujourd’hui, chaque installation de pilote est signée. Avec les skills ou plugins des agents IA, ce mécanisme n’existe pas encore, alors que le risque est identique », explique Saban. La startup met en garde contre le danger d’une contamination des données consommées par les agents IA, qui pourrait servir de vecteur d’attaque indirecte en exploitant leurs connexions aux bases de données, systèmes internes ou internet.
La plateforme d’AIR se distingue par sa capacité à détecter les agents IA non autorisés ou utilisés via des comptes personnels, en plus de superviser les extensions installées. Cette approche cible un angle mort de la cybersécurité actuelle, où les outils de gouvernance peinent à suivre l’adoption massive et décentralisée des agents IA par les employés.
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