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Bien rédiger ses prompts : le guide pratique pour Claude et ChatGPT

samedi 13 juin 202614:403 min de lecture
L'essentiel — 3 points
  • 01Un bon prompt donne du contexte, un rôle, un format de sortie et des contraintes claires.
  • 02Montrer un exemple du résultat attendu vaut mieux que de longues explications.
  • 03On itère : on corrige le prompt à partir de ce que le modèle a raté, plutôt que de tout réécrire.
CHATGPT

Un modèle de langage ne devine pas votre intention. Il répond à ce que vous écrivez, pas à ce que vous avez en tête. La qualité d'une réponse dépend donc d'abord de la qualité de la demande. Voici six principes pour écrire des prompts qui marchent, avec un exemple avant/après à chaque fois.

1. Donnez du contexte

Le modèle n'a aucune idée de votre situation tant que vous ne la décrivez pas. Plus le contexte est précis, plus la réponse est utile.

Avant :

Écris un mail de relance.

Après :

Écris un mail de relance pour un client qui n'a pas réglé une facture de 800 € échue depuis 15 jours. C'est la première relance, le ton doit rester cordial. Je suis développeur freelance.

La première version produit un mail générique. La seconde produit un mail directement utilisable.

2. Attribuez un rôle

Demander au modèle d'adopter un point de vue oriente le vocabulaire, le niveau de détail et les priorités de sa réponse.

Avant :

Explique-moi ce qu'est une API.

Après :

Tu es développeur senior et tu expliques à un débutant complet. Explique ce qu'est une API en une phrase, puis avec une analogie du quotidien.

3. Précisez le format de sortie

Si vous ne dites rien, le modèle choisit le format à votre place — souvent un long paragraphe. Demandez explicitement ce que vous voulez : liste, tableau, JSON, nombre de mots.

Avant :

Donne-moi des idées de noms pour mon app de gestion de tâches.

Après :

Donne-moi 10 noms pour une app de gestion de tâches, sous forme de liste. Pour chacun : le nom, puis en 5 mots max pourquoi il fonctionne. Style court et moderne.

4. Montrez un exemple

C'est la technique la plus sous-estimée. Un seul exemple du résultat attendu en dit plus long que trois paragraphes de consignes. On appelle ça le few-shot prompting.

Avant :

Reformule ces titres pour qu'ils soient plus accrocheurs.

Après :

Reformule ces titres pour qu'ils soient plus accrocheurs. Exemple du style voulu :

  • Avant : « Nouvelle version de notre logiciel »
  • Après : « Ce que change la v2 pour votre quotidien »

Maintenant, applique le même style à : [vos titres]

5. Posez des contraintes

Les contraintes ne brident pas le modèle, elles le cadrent. Longueur, ton, ce qu'il faut éviter, public visé : chaque contrainte retire une part d'aléatoire.

Avant :

Résume cet article.

Après :

Résume cet article en 3 puces de 15 mots maximum chacune. Pas de jargon technique. Public : dirigeant non technique.

6. Itérez à partir des erreurs

Le premier jet est rarement parfait, et c'est normal. Le réflexe efficace n'est pas de tout réécrire, mais de repartir de ce que le modèle a raté et de l'ajouter comme consigne.

S'il a été trop long → « Refais en deux fois plus court. » S'il a inventé un détail → « Ne garde que ce qui figure dans le texte source. » S'il a manqué le ton → « Rends-le plus direct, sans formule de politesse. »

Chaque correction devient une règle réutilisable pour vos prochains prompts.

Le réflexe à retenir

Avant d'envoyer un prompt, vérifiez qu'il répond à quatre questions : qui (le rôle), quoi (la tâche et son contexte), comment (le format), avec quelles limites (les contraintes). Si ces quatre éléments sont présents, vous êtes déjà au-dessus de la moyenne — et la réponse s'en ressentira.

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