- 01Une grève partielle a débuté chez Hyundai en Corée du Sud contre le déploiement de 25 000 robots humanoïdes Atlas d'ici 2028.
- 02Les ouvriers craignent une réduction de leurs heures de travail et demandent des salaires fixes et une hausse de l'âge de la retraite.
- 03Le coût opérationnel d'un Atlas pourrait un jour être inférieur au salaire minimum américain, selon des estimations.

Une grève partielle a débuté chez Hyundai en Corée du Sud après l'échec des négociations sur le déploiement de robots humanoïdes Atlas, développés par Boston Dynamics. Les ouvriers, représentés par un syndicat, protestent contre l'automatisation croissante dans les usines automobiles et ses conséquences sur l'emploi.
Les travailleurs de l'usine de Ulsan, la plus grande usine automobile du monde, ont réduit leurs horaires de deux heures en journée et en nuit du 13 au 15 juillet 2026. À partir du 20 juillet, des grèves de quatre heures sont prévues sur trois jours, après 15 rounds de négociations infructueux. Cette action marque la première grève dans l'industrie automobile spécifiquement liée aux robots humanoïdes, selon The Wall Street Journal.
Le conflit s'est intensifié après la présentation par Hyundai Motor Group du robot Atlas, un modèle bipède de plus de 1,80 mètre capable de soulever plus de 45 kg. Boston Dynamics, filiale américaine de Hyundai, développe ces robots pour une intégration progressive dans les usines. Hyundai prévoit de déployer plus de 25 000 unités dans ses sites de production, dont ses usines américaines à partir de 2028. Aucun calendrier n'a été communiqué pour les autres sites.
Les syndicats exigent notamment que les salaires horaires des ouvriers soient convertis en salaires fixes pour compenser une éventuelle réduction des heures de travail liée à l'automatisation. Ils demandent également une augmentation de l'âge de la retraite, passant de 60 à 65 ans, ainsi que des bonus plus élevés. Ces revendications reflètent une crainte généralisée : l'impact économique des robots sur les conditions de travail.
Le coût unitaire d'un Atlas est estimé à 130 000 dollars, mais pourrait baisser à 100 000 dollars selon des analystes cités par Bloomberg. À ce prix, son coût opérationnel pourrait devenir inférieur au salaire minimum fédéral américain de 7,25 dollars de l'heure, et bien en dessous d'un salaire typique d'ouvrier automobile. Hyundai n'a pas commenté ces projections ni précisé si des Atlas étaient déjà en test dans ses usines.
