- 01La FCC interdit l'importation de robots mobiles de plus de 2 kg et d'onduleurs solaires étrangers sans autorisation spécifique pour des raisons de sécurité nationale.
- 02Les robots autonomes ou semi-autonomes intégrant des capteurs et des communications sont ciblés, sauf s'ils pèsent moins de 2 kg ou communiquent à moins de 200 kbit/s.
- 03Les fabricants étrangers doivent désormais prouver un plan de fabrication aux États-Unis pour obtenir une autorisation, avec une date limite fixée au 1er janvier 2028.

La FCC a étendu sa liste noire des équipements de communication à risque pour la sécurité nationale en y ajoutant les robots mobiles de plus de 2 kg et les onduleurs solaires étrangers. Ces produits, fabriqués hors des États-Unis, ne pourront plus être importés sans autorisation spécifique.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la Covered List, publiée en 2021, qui recense les équipements jugés menaçant la sécurité nationale. L’ajout des robots mobiles, définis comme des systèmes autonomes ou semi-autonomes intégrant des capteurs et des communications, et des onduleurs solaires vise à réduire la dépendance aux technologies étrangères dans des secteurs critiques. Les drones, véhicules connectés et dispositifs médicaux sont exclus de cette restriction. Les robots de moins de 2 kg ou communiquant à moins de 200 kbit/s échappent également à l’interdiction, ouvrant des possibilités de contournement pour certains fabricants.
Le Département de la Défense (DoD) justifie cette mesure par deux risques principaux : la vulnérabilité des infrastructures critiques et la dépendance à des chaînes d’approvisionnement étrangères, notamment chinoises. Les robots mobiles, utilisés pour surveiller des sites sensibles, sont considérés comme une porte d’entrée potentielle pour des cyberattaques. Le DoD cite des vulnérabilités documentées dans des robots produits par des entreprises chinoises, comme Unitree, pour étayer cette position. Bien que la FCC affirme que la mesure n’est pas ciblée contre un pays en particulier, les sources américaines et la réaction chinoise confirment que la Chine est au cœur de cette décision.
La Chine a réagi publiquement en qualifiant la mesure de discriminatoire et de protectionniste, affirmant qu’elle porterait atteinte aux intérêts des entreprises et consommateurs américains. Le ministère chinois du Commerce a indiqué que des mesures seraient prises pour défendre les droits des entreprises chinoises, sans préciser leur nature.
Pour obtenir une autorisation, les fabricants étrangers doivent désormais soumettre un plan détaillé de fabrication ou d’expansion aux États-Unis, ce qui pourrait renforcer la pression sur les chaînes d’approvisionnement déjà dépendantes de composants chinois. Les demandes doivent être déposées avant le 1er janvier 2028, une échéance qui limite les possibilités pour les nouveaux projets de robots avancés après cette date. Les équipements déjà certifiés avant l’ajout à la liste restent autorisés à la vente et à l’utilisation.
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