Bill Gates propose une taxe sur les robots et des emplois réservés aux humains
- 01Bill Gates propose une taxe sur les robots pour limiter leur adoption et financer la reconversion professionnelle.
- 02Il suggère de réserver certains emplois aux humains, notamment ceux impliquant des interactions sensibles ou des transitions professionnelles difficiles.
- 03Ces mesures visent à atténuer les impacts sociaux de l’IA, sans cadre précis pour leur application.

Bill Gates, cofondateur de Microsoft et président de la Gates Foundation, propose deux mesures pour encadrer les impacts sociaux de l’intelligence artificielle : une taxe sur les robots et la réservation de certains emplois aux humains.
Dans un essai publié sur son site Gates Notes, Gates alerte sur les risques de l’IA pour le marché du travail et la société. Il suggère d’abord une taxe sur l’acquisition de robots, comparable aux cotisations sociales prélevées sur les salaires humains. Selon lui, le système fiscal actuel favorise l’automatisation en permettant aux entreprises de déduire rapidement le coût des robots comme dépenses professionnelles, alors que les emplois humains restent soumis à des taxes. Cette mesure vise à ralentir la substitution des travailleurs par des machines tout en générant des recettes pour financer des programmes de reconversion et de protection sociale.
L’ancien dirigeant de Microsoft défend également l’idée de réserver certains emplois aux humains, sous le nom de Human Reserved. Ces postes, définis pour des raisons économiques ou éthiques, ne pourraient pas être automatisés. Gates cite l’exemple des métiers nécessitant une interaction humaine sensible, comme l’annonce de diagnostics médicaux graves, où l’intervention d’une machine serait jugée inappropriée. Il souligne que cette approche permettrait de protéger des travailleurs vulnérables, notamment ceux en reconversion difficile, comme les personnes âgées ayant exercé toute leur carrière dans un secteur en déclin.
Les deux propositions s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la responsabilité des acteurs technologiques et des décideurs publics. Gates reconnaît que ces mécanismes pourraient réduire les profits des laboratoires d’IA, tout en soulignant l’absence de cadre clair pour leur mise en œuvre. Il appelle à une régulation progressive, avec une phase d’expérimentation et d’ajustement sur plusieurs années.
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